Les précieux points portugais de Loïc Szewe

Crédit photo Julie Desanlis

Crédit photo Julie Desanlis

Le week-end dernier, Loïc Szewe a traversé la péninsule ibérique avec son père jusqu’à Valongo, au Portugal. "Cela peut paraitre lointain, mais j’ai fait autant de kilomètres pour aller à Flamanville par exemple", précise l’Albigeois. Dans cette commune proche de Porto, l’Espoir de l’UV Mazamet a remporté un cyclo-cross de Classe 2, empochant ainsi 40 précieux points UCI dans l’optique de la saison prochaine. "Étant parti d’assez loin sur la grille de départ cette saison en France, j'espérais prendre au moins 1 point. Je ne pensais pas gagner", s’étonne encore quelques jours plus tard celui qui s’impose finalement avec quarante secondes d’avance sur son dauphin, et plus d’une minute sur le troisième de l’épreuve. "J’avais mis des boyaux pour le sec alors que c’était gras, ce qui m’avantageait sur les portions roulantes. Quand j’ai fait l’écart, j’ai pu changer de monture et terminer plus prudemment avec des boyaux normaux", analyse-t-il auprès de DirectVelo.

À l’arrivée, les coureurs locaux sont surpris de ce lauréat méconnu. "Sur le podium, les gars me demandaient si j’allais faire le Championnat du Monde. Ils étaient étonnés quand je leur ai expliqué que j’étais tout juste dans le Top 20 Espoir français", s’amuse le 23e du classement général final de la Coupe de France. "Ils ne voient pas le cyclo-cross de la même manière que nous. On était 40 au départ, alors qu’on est 90 dans l’Hexagone sur une course similaire …".

LE PLAISIR AVANT TOUT

Vainqueur de trois épreuves cette saison, le technicien moto chez BMW avait axé sa préparation sur le mois de janvier. "Avec mon entraineur, nous avons décidé de décaler mes premières épreuves pour que je puisse participer au Championnat du Monde de Gran Fondo, fin août", explique le Tarnais qui se classe 26e de la compétition albigeoise. Malgré des semaines à 39 heures dans son travail, Loïc Szewe parvient à prendre la 19e place à La Mézière, tout en partant de la sixième ligne. "C’était mes premiers points en Coupe de France depuis que j’ai commencé le vélo, une belle satisfaction", raconte le 26e du Championnat de France Espoir qui cherche avant tout à "se faire plaisir en vélo : si j’ai envie de rouler en rentrant du travail, j’y vais. Sinon pas forcément. Cependant, je m’y tiens davantage en cyclo-cross car c’est une discipline que j’aime particulièrement".

À l’automne prochain, Loïc Szewe occupera très probablement la première ligne sur les manches nationales. Une découverte pour le coureur qui aura 21 ans le 1er février. "Je suis encore plus motivé, et j’ai déjà envie d’être en septembre pour que la saison reprenne", s’enthousiasme ce passionné de cyclo-cross qui s’alignera pour la première fois cette année sur de "belles courses sur route" afin de voir ses limites.

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