Baptiste Veistroffer déjà d’attaque

Crédit photo Nicolas Gachet - DirectVelo
Un dernier effort lui a été demandé pour récompenser une belle journée à l’avant. Alors que la cérémonie protocolaire avait débuté depuis un petit moment, Baptiste Veistroffer s’est offert une troisième montée de la rampe d’arrivée du Grand Prix de Castellon (1.1), à pied cette fois-ci et accompagné de son directeur sportif Wesley Van Speybroeck. Le coureur de Lotto est allé chercher le prix de la combativité de l’épreuve espagnole.
« J’AVAIS ENCORE DU JUS »
Sans élément à protéger au départ, la formation belge avait donné des libertés à ses garçons. Et Baptiste Veistroffer, infatigable attaquant, a su en profiter. “Je pouvais suivre une échappée s’il y avait plus de cinq ou six mecs. Dans ces moments-là, il faut que j’arrive à saisir ma chance. C’est toujours bien d’être à l’avant sur une belle course comme celle-là”. Ils étaient finalement neuf à prendre la poudre d'escampette. “C’était un bon nombre mais le peloton n’a pas laissé trop d’avance”.
L’ancien coureur du VC Pays de Loudéac était le plus costaud des fuyards. “Je me sentais bien pour une reprise. Ce sont des efforts que j’aime plutôt bien. J’avais encore du jus à la fin pour accélérer mais les autres un peu moins. C’est dommage qu’on ait perdu des éléments”.
« JE N’AI PAS COUPÉ »
Il a lâché ses deux derniers compagnons de fugue, Jack Brough (AVC Aix Provence Dole) et Kévin Avoine (Van Rysel-Roubaix), dans la bosse menant au premier passage sur ligne d’arrivée. Il restait alors 20 kilomètres de course, bien trop pour résister au retour d’un peloton qui l’apercevait alors au loin. “La montée suivante était dure, c’est allé vite dans le peloton d’après ce que j’ai compris”.
Il a été avalé par la meute à quinze bornes du but. “C’est une bonne journée pour ma première course sous ce maillot”. Une belle manière de débuter avec la Lotto pour celui qui a parcouru 2 300 kilomètres aux États-Unis, sur un vélo de gravel, en novembre, en guise de vacances. “Je n’ai pas coupé, j’ai passé un bon hiver”. Cette saison, le coureur de 24 ans veut “contribuer à la performance collective en apportant quelque chose” à son équipe. “Je veux montrer que j’ai ma place”.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

