Une « leçon » pour Markus Pajur

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Lauréat d’emblée sur sa course de reprise, le Grand Prix de Manduel, Markus Pajur comptait bien lever les bras dans le Var comme il l’avait déjà fait dans le Gard. Chose qu’il a bien cru réaliser dimanche dernier, lors de la deuxième manche des “BHV”. Mais il avait finalement été déclassé pour sprint irrégulier. “Une frustration”, pour l’Estonien. Ce mercredi, l’athlète de 24 ans avait l’occasion de prendre sa revanche dans les rues de Bras, lors d’une arrivée au sprint, mais il a été devancé de peu par l’ancien pro Enzo Boulet (voir classement). “Je me sentais bien toute la course, mais j’en ai sûrement trop fait en allant dans les coups. En fin de course, les gars ont fait du bon boulot pour nous ramener sur l’échappée. Mais j’ai lancé trop tôt et je me suis fait passer. J’étais peut-être le plus fort mais j’ai fait une erreur. Ça me servira de leçon”, concédait-il après coup auprès de DirectVelo.
Cette cinquième et dernière manche des Boucles du Haut-Var, épreuve de préparation à la première manche de Coupe de France N1, n’a pas été un long fleuve tranquille pour le coureur de Charvieu-Chavagneux IC. Impliqué dans la grosse chute qui a obligé l’organisation à neutraliser la course pendant une vingtaine de minutes, il a entendu quelques noms d'oiseaux dans la zone d’arrivée. “Il a déjà été déclassé sur la deuxième journée et visiblement, ça ne lui a pas suffi”, se plaint un athlète sous couvert d’anonymat. “Il est arrivé à fond à la bascule du grimpeur et il a balayé un coureur”, témoigne un autre concurrent.
« JE M’EN MOQUE PAS MAL »
Ces propos, les coureurs concernés ont également souhaité les partager avec les commissaires, et c’est ainsi que Markus Pajur, visage fermé, a été convoqué après la cérémonie protocolaire pour s’expliquer de ces incidents - photo ci-dessous -. “Lors de la première grosse chute, je ne sais pas qui est tombé en premier, je suis simplement rentré dans le mec qui était devant moi et un mec m’a touché la roue arrière. Je ne sais pas trop qui l'on doit blâmer, s’il y a spécifiquement un coupable à trouver…”, lâche le premier concerné. “C’était très nerveux toute la course, il y a eu au moins cinq chutes après ça, y compris dans le dernier tour. Quelqu’un m’a encore touché la roue arrière mais cette fois-ci, j’ai eu la chance de pouvoir rester sur son mon vélo”.
Markus Pajur a bien conscience qu’il est contesté dans le peloton, mais il assure vouloir répondre avec les jambes dans les semaines à venir. “Ce que l’on dit de moi, je m’en moque pas mal. Je sais que d’autres victoires vont arriver. Je n’ai pas le sentiment d’avoir mal fait les choses cette semaine. C’est comme ça, il faut l’accepter, mais je sais qu’il y aura de meilleurs moments à venir”.
