Gabriel Garçon veut être acteur

Crédit photo Philippe Le Cocq - Les Photos de Phil

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Gabriel Garçon a bien débuté sa deuxième saison chez les Espoirs. 2e de Plaintel-Plaintel, puis 3e de la Melrandaise, le sociétaire de Morlaix Cyclisme Performance savait qu'il était déjà en forme à l'Essor Basque (voir sa fiche DV). "Je suis sur une bonne lancée, j'ai fait un très bon hiver avec 18 heures de sport par semaine en moyenne", dit-il à DirectVelo. Au Pays Basque, il formait un duo morlaisien avec Maxime Rouxel. Et si Gabriel Garçon a rejoint le club de N3, c'est grâce à son coéquipier.


EN N3 POUR AVOIR UNE CHANCE D'ALLER AU CHAMPIONNAT DE FRANCE

L'arrêt de Cre'Actuel-Marie Morin-U 22 a obligé le Nantais à trouver un nouveau point de chute. "Au départ, le projet de Rodolphe Henry m'avait convaincu. Je pensais aller à Plouay. Puis, on m'a dit qu'il partait à Vannes. Je suis parti à l'UCK Vannes avec lui. Au fur et à mesure de l'hiver, j'ai appris que le club ne serait pas candidat à la N3, tout en faisant quand même normalement les courses, raconte-t-il à DirectVelo. Je souhaitais être en N3 pour avoir une chance de disputer les Championnats de France et être plus visible". De son côté, Maxime Rouxel, lui aussi ancien de Côtes d'Armor, avait déjà rejoint Morlaix Cyclisme Performance. "J'étais toujours en contact avec lui. Ça s'est fait en fin décembre avec Morlaix. Pour l'instant, ça se passe super bien".

Pour participer au Championnat de France en Vendée, l'équipe finistérienne doit figurer parmi les trois premières de la Coupe de France N3. "La première manche sera le Chrono 47. Je pense qu'il y a moyen de faire des résultats. En revanche, je pense que je n'irai pas à Valberg (1er juin). Il y a douze heures de voiture et c'est quatre jours avant le Championnat de Bretagne, indique-t-il. Ensuite, il y a le Tour d'Erdre et Gesvres, à côté de chez moi".

« QUAND JE SUIS ACTEUR, JE SENS VRAIMENT LA COURSE »

En 2024, pour sa première année Espoirs en N1, l'ancien 4e du Trophée Sébaco a participé à très peu de courses par étapes. "Chez Cre'Actuel, ça fonctionnait en plusieurs fronts et je n'étais pas dans le front 1. Il y avait une grosse équipe à Côte d'Armor l'année dernière". Mais des problèmes de santé l'ont freiné. "Des allergies ou des problèmes respiratoires, précise le coureur. J'espère que c'est derrière moi". Et devant lui, l'étudiant en IUT GEA (Gestion des entreprises et des administrations) voit d'un bon œil arriver les courses par étapes. "Je dois performer parce que j'adore ça. Cette année, ce sera un objectif, les courses par étapes." Après la campagne des classiques bretonnes, une course se place parmi ses objectifs, le Circuit du Mené (Fédérale Espoirs le 21 avril). "C'est à côté de chez mes grands-parents, avec tout ce que j'aime, un chrono court le matin et une étape l'après-midi. Un peu comme chez les Juniors". Après le Chrono 47, son calendrier connaîtra un petit creux avant l'Essor Breton.

Pour sa deuxième année chez les Espoirs, Gabriel Garçon garde le cap qu'il s'était fixé. "Dès que je suis passé en Elite, je me suis donné quatre ans pour passer chez les pros, tout en faisant mes études à côté. J'espère être le plus régulier, surtout". Ce critère est important selon lui "pour montrer qu'on est solide sur différents profils. Par exemple, à la Melrandaise, j'ai dû au dernier moment faire le sprint. Mais je sais aussi faire les échappées comme à Plaintel où je fais tout devant". Faire des efforts va souvent de pair avec des résultats chez lui. "Ça a toujours été ma façon de fonctionner. Je sais que souvent, si je ne suis pas acteur, je prends la course dans le mauvais sens". Tout change s'il la prend dans le bon sens. "Quand je suis acteur, je sens vraiment la course, je sens quand les autres ont trop mal et que je peux y aller. Quand je me retiens, ce n'est pas là que je fais les résultats". Gabriel Garçon a bien envie de jouer un rôle dès dimanche dans Manche-Atlantique.

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