« En préparation du Giro », Sam Bennett retrouve des automatismes et la victoire
Crédit photo LNC / Marie Vaning
Sur la route du Tour d’Italie, poussé par la jeune garde de Decathlon AG2R La Mondiale, Sam Bennett a décroché son troisième succès de la saison, ce mardi, à l’occasion de l’étape inaugurale du Région Pays de la Loire Tour (voir classement). Une victoire importante pour un coureur qui se savait le favori et n’avait pas vraiment le droit à l’erreur face à un plateau de sprinteurs à sa portée. “C’est l’un des sprinteurs les plus expérimentés de ce plateau et sur le papier, il était le favori N°1 selon moi. Par conséquent, ça lui mettait de la pression car il était attendu pour gagner”, admet Luke Roberts après l’arrivée pour DirectVelo. Le directeur sportif australien installé en Allemagne accompagne régulièrement l’athlète irlandais depuis le début de saison. Il était déjà à ses côtés lorsque Sam Bennett a gagné deux étapes au Tour de la Provence. Il était là, aussi, quand son sprinteur a loupé la victoire de peu, le dernier jour, à Tirreno-Adriatico. “La forme était bonne, on le savait”, assure l’ancien coureur de la CSC, notamment. Et ce malgré les deux abandons successifs de Sam Bennett en Belgique, lors de Gand-Wevelgem puis d’A travers la Flandre. “Il n’a pas eu de chance sur les Classiques mais il était de toute façon dans un rôle différent”.
Après Saint-Victoret et Arles, Sam Bennett gagne donc une troisième fois en France cette année, à la Baule-Escoublac. “En rejoignant une formation française, il devient forcément important de briller sur les épreuves du calendrier français. C’est très important pour nous. Gagner est toujours l’occasion de rendre la pareille à une équipe qui me fait pleinement confiance depuis le début de l’année”, répète celui qui nous expliquait en début de saison être persuadé de pouvoir encore rivaliser avec les hommes les plus rapides de la planète (lire ici). Le final en faux-plat montant de ce mercredi peut-il lui permettre de réaliser le doublé ? “On va prendre la course au jour le jour. Avec six coureurs par équipe, il est difficile de contrôler ce type de course. J’adorerais remettre ça mais il faut être prudent”, répond l’ancien meilleur sprinteur du Tour de France (2020), lequel n’exclut pas non plus de tenter de défendre son maillot de leader jusqu’à vendredi - “même si le parcours est plus dur cette année” -, tout en assurant que le leader de l’équipe pour le général reste le Champion de France Espoirs Noa Isidore. “Sam est d’abord là pour disputer des sprints, pour retrouver les automatismes. Il est en préparation du Giro”, rappelle Luke Roberts.
Pour espérer doubler la mise ce mercredi, il faudra sans doute assumer plus encore le poids de la course que ce jour. “Mais l’équipe est capable de répondre présent. Je suis d’ailleurs très heureux de la façon dont les gars ont bossé aujourd’hui, notamment nos jeunes Aubin (Sparfel) et Louis (Chaleil). Ce n’est pas marrant d’aller bouffer du vent, de frotter toute la journée, mais c’est un boulot précieux qui me facilite la tâche dans la dernière ligne droite”. Et quand l’homme aux désormais 70 victoires chez les pros est, de surcroît, emmené à la perfection par son poisson-pilote Tord Gudmestad - 4e de l’étape -, il lui est pratiquement impossible de se louper. “D’un côté, ça me met la pression car j’ai envie de finir le bon boulot des gars mais c’est toujours mieux ainsi”. Charge à la WorldTeam savoyarde de réitérer cette performance dans moins de 24 heures.
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