Au jeu du chat et de la souris, Mattias Skjelmose ne s’est pas fait prier

Crédit photo Lidl-Trek
Drôle d’ascension finale, dans les pentes du Col de la Botella, pour la première édition de l’Andorra MoraBanc Classica. Les grimpeurs les plus en forme de la journée n’ont jamais su se départager et à de nombreuses reprises, ont nettement temporisé. Le comportement des Espagnols Enric Mas (Movistar), Cristian Rodriguez (Arkéa-B&B Hôtels) et du surprenant Australien Sebastian Berwick (Caja Rural-Seguros RGA) a profité à Mattias Skjelmose. Le Danois, un temps distancé, est parvenu à rentrer dans les deux derniers kilomètres avant de régler tout ce petit monde au sprint grâce à sa belle pointe de vitesse.
Après avoir fait travailler ses hommes toute la journée, Mattias Skjelmose récompense de la plus belle des manières le collectif de la WorldTeam américaine et notamment de son dernier relais, le Nivernais Julien Bernard, impressionnant dans l’ascension finale et qui termine aux portes du Top 10 après avoir pourtant tout donné pour son leader dans la première partie d'ascension. “Quand je me suis retrouvé décroché, j’ai pris le parti de ne pas m’enflammer et de continuer à mon rythme. C’était le plus raisonnable. J’ai pu revenir et en toute fin de course, je me suis concentré sur le sprint en sachant que je vais vite et je suis parvenu à l’emporter de cette façon”, se réjouissait-t-il juste après l’arrivée.
DANS L’INCONNU POUR LE TOUR DE FRANCE
Ce succès va faire beaucoup de bien au lauréat de l’Amstel Gold Race, qui n’avait plus couru depuis Liège-Bastogne-Liège. “J’ai été sur la touche un long moment, j’ai dû renoncer au Dauphiné puis j’ai encore dû décaler mon retour en ne pouvant pas non plus participer au Tour de Suisse”, rappelle celui qui a notamment souffert de grosses douleurs au niveau de l’estomac ces dernières semaines et n’avait pas pu toucher à son vélo durant huit jours. “J’ai toujours gardé le cap avec la volonté d’être prêt pour le Tour. C’était ma priorité. Finalement, je suis là aujourd’hui, ça va beaucoup mieux et j’ai le sentiment que la forme est bonne en vue du Tour. Je me suis vraiment rassuré. Je voulais me servir de ce test aujourd’hui pour en savoir davantage. Forcément, avec cette victoire, je vais aborder le Tour avec plus de confiance”.
Difficile malgré tout, avec cette préparation tronquée, de savoir qu’espérer du prochain Tour de France. Jouer une victoire d’étape, tenter un bon classement général ? “Sincèrement, on doit encore en discuter avec le staff. Je ne peux rien dire de plus, tout simplement parce que je ne le sais pas. Il va falloir y réfléchir”. Cette reprise en Andorre devait en tout cas lui donner de bonnes indications et celles-ci s’avèrent être positives.
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