Decathlon CMA CGM DT : « Il lui manquait un déclic »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo

L’équipe de développement de Decathlon CMA CGM compte un troisième succès en 2026. Après les deux victoires d’Aubin Sparfel au Tour de Bretagne - étape et général -, c’est le sprinteur belge Liam Van Bylen qui a fait mouche ce vendredi lors de la troisième étape de l’Alpes Isère Tour. Présent sur l’épreuve de Classe 2 ce vendredi, Guillaume Bonnafond, le manager des équipes de jeunes de Decathlon CMA CGM a répondu aux questions de DirectVelo.


DirectVelo : Liam Van Bylen apporte un troisième succès à l’équipe. Que représente pour toi cette victoire ?
Guillaume Bonnafond : C’est une victoire importante pour l'équipe. On sait que Liam est rapide. Il a bien progressé à l’entraînement, on l’a vu avec ses valeurs, mais il lui manquait un déclic. Notre intention en l’alignant sur cet Alpes Isère Tour, c’était justement de lui offrir des opportunités de sprinter. Il était déçu après la première étape, où il avait réglé le peloton arrivé pour la 5e place. Le voir lever les bras aujourd'hui (vendredi) sur un sprint massif, c'est vraiment top.

Quelles sont les principales qualités de Liam Van Bylen ?
Liam est un sprinteur qui a aussi des capacités pour passer les petites bosses, comme celles des classiques flandriennes. Il peut lancer ses sprints de loin et possède une très bonne capacité anaérobie. C’est un vrai athlète, quelqu'un de très rapide. Il nous a rejoints cette année en tant qu'Espoir 3. Dans notre projet, on avait besoin d’un coureur comme lui pour finir le travail, mais aussi pour faire bosser le groupe sur la mise en place des lancements de trains. Cela fait partie du processus d’apprentissage chez les jeunes. On n’avait pas cette dernière carte dans notre jeu, et quand on a réfléchi à la structure de l'équipe, son nom est apparu. Il avait envie de venir chez nous en tant que sprinteur, et il prouve aujourd'hui qu'il est un bon élément.

Quelle place a l’Alpes Isère Tour dans la hiérarchie des objectifs de l’équipe ?
L'Alpes Isère Tour est un rendez-vous important pour nous. C’est une épreuve historique en France, au même titre que le Tour de Bretagne ou le Tour Alsace. Il y a beaucoup d’équipes de développement qui viennent ici pour répéter leurs gammes avant le Baby Giro, donc c'est une étape clé.

« ON TRAVAILLE DANS LA SÉRÉNITÉ »

Que t’inspire la saison de l’équipe pour le moment ?
Notre saison a mis un peu de temps à se mettre en route. On décale un peu les choses pour laisser le temps aux jeunes de pratiquer d'autres disciplines durant l'hiver. C’est le cas d’Aubin (Sparfel) et Théophile (Vassal). On travaille dans la sérénité. On sait que les grosses échéances arrivent maintenant, le groupe commence à monter en pression et je pense qu'on va faire de belles performances.

Pourquoi Aubin Sparfel, vainqueur du général l’an passé, n’est-il pas venu cette année sur l’Alpes Isère Tour ?
Il a un leadership. Son absence ici permet aux autres coureurs de prendre des responsabilités et de saisir des opportunités personnelles. De son côté, Aubin va être protégé aux Boucles de la Mayenne et aura un rôle avec la WorldTeam pour faciliter son passage à l'échelon supérieur l'année prochaine. Ici, le groupe apprend à fonctionner sans lui et à s'organiser, avant qu'il ne retrouve son rôle de leader sur le Baby Giro, sur des étapes qui lui correspondent bien.

Qu’attends-tu de Rémi Arsac sur cet Alpes Isère Tour ?
C’est notre carte maîtresse pour le classement général. On a aussi Théophile qui est là en mode découverte pour jauger ses limites en montagne. Notre prochain grand objectif reste le Giro dans deux semaines. Avec Aubin, qui aura pas mal d'étapes à sa convenance, et Rémi pour le classement général, on a de belles cartes à jouer. On verra déjà ce dimanche comment Rémi se situe par rapport aux coureurs des autres équipes de développement, et on ajustera ensuite notre stratégie pour le Giro.

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