De Tier: «Je roulerai 100km en tête de peloton s’il le faut»

Quinzième au Nieuwsblad et onzième ce lundi à Denderwindeke, Floris De Tier (EFC-Omega Pharma-Quick.Step) partira vendredi vers la Suisse pour y disputer les Championnats d’Europe. "Au Nieuwsblad, j’ai eu des problèmes d’estomac", révèle De Tier. "J’avais reconnu le parcours deux fois pendant la semaine et j’avais de super sensations. Mais le jour de la course, ça n’allait plus. J’ai eu des maux de ventre suite à la prise d’un médicament pour un problème au genou en semaine. Heureusement, sur les circuits locaux, j’ai bu un Coca et j’ai pu ressortir du peloton pour terminer quinzième et premier derrière le groupe d’échappés. Je suis fort déçu. J’aurais voulu faire un gros résultat mais j’ai eu ces maux d’estomac", déplore l’ancien cyclocrossman.  "Ce lundi, à Denderwindeke, je suis à nouveau passé à l’attaque. Mais j’ai été repris à 250 mètres de la ligne. Il s’en est fallu de peu. Quoi qu’il en soit, la condition est bonne", se satisfait l’Espoir dernière année.

Au Championnat d’Europe, le grimpeur de chez EFC trouvera un circuit taillé à sa mesure. "D’après le profil et ce que Jean-Pierre Dubois a expliqué, le circuit ressemblera un peu aux Ardennes Flamandes. Il y aura trois ascensions mais elles ne seront ni trop longues, ni trop raides. Ca devrait convenir à de nombreux coureurs", explique Floris. "On part en Suisse vendredi matin et on arrive tôt sur place. Nous aurons donc l’occasion de faire quelques tours de circuits vendredi et samedi."

« SUIVRE LES CONSIGNES »

"Le parcours devrait bien convenir à l’équipe belge", se réjouit le vainqueur sortant du Tour de Namur. "Nous sommes tous des garçons explosifs et capables de grimper. On verra la tactique que Jean-Pierre nous donnera samedi, je ne sais pas encore ce qu’il en sera. Rouler pour Tiesj Benoot ? Ce n’est pas un problème ! Nous formons une équipe soudée, et chacun respectera les consignes du coach national. Si on me demande de rouler 100 kilomètres en tête de peloton, je le ferai. Je ferai d’abord mon travail, puis si c’est possible, j’essaierai de faire un beau résultat, finir le plus proche possible de la première place", espère De Tier.

"D’un point de vue personnel, si je me retrouve comme seul Belge à l’avant et que je peux jouer ma carte, je ferai tout pour finir seul. Au sprint, je serai quasi systématiquement battu, donc il faut que j’évite et fasse en sorte d’arriver en solitaire", explique Floris. "Cela me permettrait d’être certain de gagner, et pas devoir spéculer sur un sprint où il y a peut-être un gars plus rapide que moi."

LA BELGIQUE EN FAVORITE

Avec Tiesj Benoot, Loïc Vliegen, Dylan Teuns ou encore Floris De Tier, la Belgique fait figure d’épouvantail au départ de ces Championnats. Pour rappel, les Belges ont un titre à défendre puisque c’est Sean de Bie qui a ramené le maillot étoilé l’an passé. "On est sans doute les favoris, avec l’équipe la plus forte", s’avance De Tier. "Les autres vont nous regarder et on devra surement prendre nos responsabilités. Après, ça dépendra du scénario. S’il y a deux hommes en échappée, ce n’est pas un gros danger. Par contre, si un groupe de dix arrive à sortir sans belge, Jean-Pierre nous demandera probablement de rouler."
 
La Belgique n’est cependant pas la seule nation forte au départ. "La France est forte aussi, et il ne faut pas oublier les Pays-Bas avec Mike Teunissen. Le danger viendra surtout de ces deux équipes-là. Mais pour moi, le grand favori reste Küng, qui jouera à domicile", préface le grimpeur de 22 ans. "Il pourrait aussi y avoir des surprises venant d’autres nations. Je ne connais pas assez les autres équipes. Ma seule course avec l’équipe nationale était le Tour des Flandres, et on risque de voir un tout autre type de coureur aux Championnats d’Europe !", termine Floris De Tier.

Crédit Photo : Maxime Segers - www.directvelo.be
 

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