Mayenne-V and B-Monbana : « Vite gagner »

Crédit photo Nicolas Gachet - DirectVelo
Après une année 2024 très compliquée avec seulement 460 pts au Challenge DirectVelo, l’équipe Mayenne-V and B-Monbana repart sur de nouvelles bases en 2025. Avec la 3e place de Mathieu Dupé sur les Boucles de l’Essor et plusieurs autres top 10 de Tom Mainguenaud, Ben Chilton et Hugo Millet, l'Essor Basque a été prometteur pour la structure basée à Laval. Le directeur sportif, Julien Selvestrel, fait le bilan des premières courses de l’année et se confie sur les ambitions de son collectif au micro de DirectVelo.
DirectVelo : Quel bilan fais-tu de l’Essor Basque ?
Julien Selvestrel : Le bilan est très positif, nous ne sommes pas sortis du Top 10 à part le second dimanche. Les gars sont là physiquement et collectivement. On peut jouer sur tous les terrains, que ce soit au sprint ou sur des terrains plus montagneux.
Est-ce que tu t’attendais à d’aussi bons résultats ?
Je m'y attendais pour certains coureurs, notamment Tom (Mainguenaud). Il fait partie des meilleurs Français, je savais qu'il serait là rapidement. En ce qui concerne Mathieu Dupé, j'ai eu énormément confiance en lui depuis cet hiver avec la piste. Il nous l'a encore prouvé le premier samedi où il a pris la 3e place. Mathieu commence à reprendre ses automatismes de sprinteur. C'est très bien pour nous. Pour Hugo Millet, je ne le pensais pas si vite prêt. Il m'a quand même surpris le second week-end. Après, il y a Ben Chilton qui m'a également surpris, surtout le samedi où il finit devant. Ben mesure presque 2 mètres pour 86-87 kg, c'est assez énorme ce qu'il a fait. Et puis collectivement, l’équipe peut compter sur des mecs comme Bastien Iken, qui est pour moi l'un des meilleurs équipiers en ce moment. Il peut être devant, il peut ramener les mecs et il sait frotter. On a une très belle équipe.
« NOUS N’AVIONS PAS LE CHOIX »
Vous avez beaucoup recruté pour cette saison…
Nous n’avions pas le choix. Si l’équipe veut se maintenir dans l'élite, il faut qu'on retrouve une dynamique. Il fallait qu'on ait des coureurs capables de jouer la victoire sur des courses Élites voire des Classe 2.
Il y a aussi du mouvement au niveau du staff avec l’arrivée d’Axel Clot-Courant à tes côtés. Comment cette collaboration s’est mise en place ?
On savait qu’Axel (Clot-Courant) ne resterait pas à Nantes. De notre côté, il fallait qu'on retrouve un directeur sportif puisque le bureau n’a pas renouvelé le contrat de Brayan (Feytou). Cela fait quasiment 25 ans qu'on se connaît avec Axel. Je ne vais pas dire que cela s'est fait naturellement mais sachant qu'il n'était pas gardé, l’équipe a sauté sur l'occasion. Après, le bureau a fait son travail, je ne suis pas intervenu là-dedans. Tout s'est bien fini pour lui et pour nous.
« SCORER DÈS AIX-EN-PROVENCE »
Quels sont les objectifs sur les prochaines courses ?
L’objectif est de vite gagner pour conserver la dynamique du début de saison. L’équipe veut conclure tout le travail qui a été accompli jusqu'à présent. J’ai envie de dire qu'on veut scorer sur le plus grand nombre de courses possible parce qu'il nous faut beaucoup de points. On va aller sur toutes les courses comme si on voulait gagner. On arrive sur un gros mois fin-février et début-mars avec la Coupe de France la semaine prochaine, à Aix-en-Provence.
Quelle importance donnes-tu à la Coupe de France N1 ?
C’est pour nous le fil rouge de la saison. C'est très important pour nos partenaires d'être devant sur des courses comme celles-ci. Ce serait peut-être prétentieux de dire que l’on veut la victoire (rires), mais on veut caler l'équipe dans le Top 10, voire le Top 8 en N1. Si on veut réaliser cet objectif, il va falloir scorer dès le Pays d’Aix.