Wouter Wippert : « C'est un nouveau départ »

Vainqueur d’étape sur le Tour de l’Avenir et troisième des Championnats d’Europe Espoirs en 2012, le Néerlandais Wouter Wippert, qui a transité plusieurs années par la Belgique, vient finalement d’atterrir en Australie. Après quatre ans dans l'équipe satellite de Lotto-Belisol et une année au sein du Team 3M, le coureur batave a reçu une chance de l’autre côté du globe en signant dans la formation continentale pro Drapac. Il parle à www.directvelo.be de sa nouvelle vie et de son avenir mais aussi de ses années passées en Belgique.

DirectVélo : Que retiens-tu de ta période belge ?
Wouter Wippert : J’ai reçu la chance de commencer chez les Espoirs dans l’équipe de formation de Lotto-Belisol dirigée par Kurt Van de Wouwer. C’était une superbe opportunité de continuer à grandir après mes années juniors. J’ai vraiment appris beaucoup durant ces années car les courses aux Pays-Bas et en Belgique sont fortement différentes. De plus, j’ai pu terminer cette belle période par un stage dans l’équipe WorldTour (fin 2012, ndlr). Mes plus beaux souvenirs resteront sûrement ma troisième place aux Championnats d’Europe et mes places d'honneur aux Championnats du Monde (7e à Copenhague en 2011 et 9ème à Valkenburg en 2012, NDLR). Je n'oublierai pas non plus le Tour de l’Avenir que j'appréciais particulièrement.

Quand tu as effectué ton stage chez les pros en 2012, que t'a-t-il manqué, par la suite, pour passer à l'échelon supérieur ?
A la fin de cette saison 2012, j’ai subi une grave chute qui ne m’a assurément pas avantagé pour obtenir un contrat dans une équipe pro. Mon passage dans le Team 3M en 2013 était donc une année de transition. Je voulais vraiment franchir la dernière marche vers le monde professionnel, ce qui a finalement fonctionné grâce notamment à mon entourage et à un bon entraineur. Malgré tout, cette année 2013 à oublier au plus vite. Bien que j'aie décroché un succès sur la première étape du Tour de Namur, c’est une saison durant laquelle rien ne s'est déroulé comme il le fallait. En cause : beaucoup de blessures et de chutes. Heureusement, mon passage chez Drapac me permettra de vite tirer un trait sur tout cela.

« ROULER A GAUCHE, C'EST TOUJOURS ASSEZ SPECIAL »

Comment en es-tu arrivé à signer chez Drapac ?
Je suis entré en contact avec cette formation australienne grâce à mon équipe de management. Je considère vraiment cette année comme un nouveau départ. D’ailleurs, je suis déjà en Australie depuis début décembre. Au début, ce n’était pas toujours facile de parler anglais mais, maintenant, ça va de mieux en mieux. L’équipe fait tout pour tirer le maximum des coureurs et nous soutient vraiment quand on en a besoin. La dernière difficulté reste anecdotique : rouler à gauche, c'est toujours assez spécial.

Quel sera ton programme pour cette année ?
Nous participerons essentiellement à des courses en Asie, en Australie et en Amérique mais on aura aussi, plus que probablement, quelques courses en Europe. L’équipe participe déjà au Tour Down Under mais, moi, je commencerai au Sun Tour début février et puis, j’enchainerai avec le Tour du Langkawi, où j’espère obtenir quelques bons résultats. On m’a longtemps considéré comme un futur grand sprinteur et je compte bien prouver cette année que je possède toujours une bonne pointe de vitesse. Mon rêve ? Décrocher une place d’honneur sur Milan-San Remo.

Crédit Photo : www.directvelo.be
 

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