Enzo Boulet : « J’en suis capable »

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

La fin de saison 2023 avait donné beaucoup d’espoir et d’envie à Enzo Boulet. Deux Top 10 - sur une étape du Tour Poitou-Charentes puis lors du Grand Prix d’Isbergues - l’avaient rendu ambitieux pour sa deuxième saison professionnelle (lire ici), en 2024. Sa 5e place pratiquement d’emblée pour débuter le dernier exercice, à Martigues entre Etang de Berre et Méditerranée, sur une étape du Tour de la Provence, devait finir de le convaincre qu’il était en train de passer un gros cap et de se faire une place parmi l'élite. Mais les choses ont ensuite mal tourné pour le coureur de l’équipe CIC U Nantes Atlantique. “J’ai fait un bon hiver, je savais que j’allais marcher de suite et je l’ai prouvé en Provence. Mais j’ai été victime d’une grosse chute sur un secteur pavé à Denain”, rappelle-t-il pour DirectVelo. Puis les galères se sont enchaînées, avec une nouvelle chute, sur ce même genou déjà meurtri, lors du Tour de Bretagne, ainsi que des problèmes personnels qui n’ont pas arrangé sa situation. “Ce n’était clairement pas l’idéal pour performer, j’ai eu du mal à m’y remettre comme il l'aurait fallu”.

L’athlète de 21 ans ne décroche plus le moindre résultat marquant jusqu’en fin de saison. Et le couperet tombe après Paris-Chauny, fin septembre : le garçon n’est pas conservé dans la Conti nantaise. “J’étais déçu de l’apprendre, forcément. Quand je suis passé pro, ce n’était pas avec l’objectif de n’y faire que deux ans”. Pour sa dernière de l’année, lors de Paris-Tours, Enzo Boulet exprime toute sa frustration et son envie de se faire plaisir en passant plus de 150 km à l’avant. Avec, aussi, le fol espoir de convaincre une équipe qu’il a toujours sa place dans l’élite. “Mais tous les effectifs étaient déjà pleins”. Enzo Boulet finit par se résoudre à l’évidence : il doit redescendre dans les rangs amateurs. “Mais même là, je savais que la situation était compliquée, avec l’arrêt de Morbihan et Côtes d’Armor”. Il reçoit cependant un coup de téléphone salvateur d’Anthony Barle, qui lui propose un an de contrat au VC Villefranche Beaujolais. “Le courant est super bien passé. J’ai directement été séduit, on partage les mêmes valeurs”, se félicite celui qui a d’ailleurs fait le choix de s’installer dans les environs de Villefranche-sur-Saône l’an prochain.

Enzo Boulet en est convaincu : son année 2025 ne doit être qu’une parenthèse avant un retour chez les pros la saison suivante. “Après tout, je n’ai que 21 ans. Je sais ce que je dois faire pour reproduire ce que j’ai déjà fait par le passé, et même l’améliorer. J’ai plusieurs Top 10 chez les pros, j’en suis capable”. Et il n’a pas peur du tout de se lasser dans les rangs amateurs. “Je vais découvrir un nouveau calendrier que je ne connais pas, en Rhône-Alpes. Je vais pouvoir courir très souvent, quasiment tous les week-ends, et cette idée me plaît”. Il assure ainsi être prêt à entamer la saison “le couteau entre les dents”. Bien décidé à prouver que sa descente en N1 n’est qu’un accident de parcours.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Enzo BOULET