Sam Maisonobe : « Pas une finalité »
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Crédit photo Nicolas Gachet - DirectVelo
Il n’a pas traîné en route. Sam Maisonobe a décroché un contrat professionnel seulement quelques mois après son arrivée dans le peloton Élite. “Je me laissais à la base plus de temps chez les Amateurs pour performer. Mais assez rapidement, avec l'accompagnement que le Vendée U m’a apporté, ils ont vu que je pouvais donner à un groupe et ils m’ont rapidement récompensé avec un rôle de leader”, apprécie auprès de DirectVelo le Francilien.
LE STATUT WORLDTOUR A FAIT PENCHER LA BALANCE
Dès sa première course avec la N1 Vendéenne, les Boucles de l’Essor, il s’est fait remarquer avec une 3e place. Il a vite confirmé ensuite jusqu’à gagner début mai une étape de la Ronde de l’Isard (voir sa fiche DirectVelo). “J'ai eu la chance de scorer, c’était exceptionnel, dit celui qui a aussi gagné en août deux étapes du Tour de Guadeloupe. Tout s’est emboîté assez facilement. Je pensais que le chemin allait être plus long. Maintenant, j’y suis et ce n’est pas une finalité. L’objectif va être de rester, de servir un nouveau collectif et de performer”.
Arrivé au Vendée U l’hiver dernier, Sam Maisonobe avait le choix entre TotalEnergies et Cofidis pour franchir le Rubicon. “On m’a présenté les deux projets. J’ai eu une belle présentation des deux équipes”. Contacté par la WorldTeam nordiste en mai, après sa 5e place au Championnat de France Espoirs, il a été transparent envers la structure vendéenne en indiquant avoir été démarché. Pour faire le meilleur choix, il a pris le temps de comparer les deux projets. “J’ai créé un tableau excel avec les avantages et les inconvénients de chaque équipe”. Et son choix s'est donc porté vers Cofidis. “Ce qui a fait pencher la balance, c’est qu’il y a une des deux formations qui est en WorldTour, avec un calendrier plus fourni et moins dépendant des invitations. J’ai pris ma décision en juin, avant le Championnat de France Élites”.
« TRÈS CURIEUX »
L’ancien triathlète va lancer sa carrière, ce dimanche, à l’occasion du Grand Prix La Marseillaise, avant d’enchaîner le Tour de la Provence, la Classic Var, le Tour des Alpes-Maritimes puis des courses en Belgique, comme l’E3 et À travers la Flandre. “Ça m'attire, je suis très curieux, l’équipe me fait confiance. C’est à moi d’en tirer le maximum d’expérience pour l’avenir”, dit-il à propos des épreuves belges.
Le coureur de 21 ans a encore du mal à se définir. “Ce n’est que la deuxième année qu’un entraîneur me suit. Aujourd’hui, on travaille sur des points faibles pour essayer de devenir le plus complet possible. Je dois bosser ma pointe de vitesse et le contre-la-montre, qui est une autre culture que le vélo de route. Je ne me donne pas de limite, j’essaie d’exploiter mes capacités. J’ai envie d’apprendre. J’aime bien suivre les directives qu’on me donne car ça me permet d’avoir un angle d’attaque. C’est important de ne pas brûler les étapes”. Sam Maisonobe aime “[se] mettre des défis” pour progresser. Jusqu’à présent, il a montré qu’il savait les relever, et même plus vite que prévu.
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